Sport et changement social : le CNOSM forme les acteurs du mouvement sportif


Le Comité national olympique et sportif mauritanien (CNOSM) a lancé, vendredi 6 novembre 2026 à Nouakchott, une session de formation de trois jours, prévue du 6 au 8 novembre, sous le thème « Le sport au service de la société ». Cette initiative vise à renforcer les capacités des acteurs sportifs et à promouvoir le rôle du sport dans le bien-être, l’inclusion sociale et le changement social positif.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le premier vice-président du CNOSM, Souleymane Mamadou Thioub, en présence de Mohamed El Mehdi Ould Moulaye Zein, directeur du Sport de Haute Compétition au ministère de l’Autonomisation des jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service civique, du secrétaire général du CNOSM, Dr Salem Abeidna, ainsi que de plusieurs membres du bureau exécutif, de formateurs et de responsables sportifs.

La session réunit des dirigeants et des représentants de différentes fédérations sportives nationales, sous l’encadrement d’experts spécialisés. Elle s’inscrit dans le cadre d’un cycle de formations initié par le CNOSM autour des différentes dimensions sociales du sport, notamment la santé, le bien-être, l’inclusion et les transformations sociales.

Le sport, un levier de cohésion et d’inclusion

Dans son discours d’ouverture, Souleymane Mamadou Thioub a souligné que le sport ne saurait être réduit à une simple activité physique ou à une discipline de compétition. Il constitue également un puissant instrument de développement humain, de cohésion sociale et de transformation positive des communautés.

Il a notamment mis en avant ses bienfaits sur la santé physique et mentale, la prévention de certaines maladies et la promotion de modes de vie sains. Le sport contribue également à l’épanouissement personnel, au renforcement de la confiance en soi, à la discipline et au dépassement de soi.

Sur le plan collectif, il favorise le rapprochement entre les communautés, le respect mutuel, la solidarité, la tolérance et l’esprit d’équipe.

Évoquant les défis auxquels les sociétés sont confrontées, notamment le chômage des jeunes, les inégalités sociales, la marginalisation et les difficultés d’insertion, le premier vice-président du CNOSM a estimé que le sport pouvait apporter des réponses durables. Il représente, selon lui, un espace d’expression, d’éducation, d’intégration et d'opportunités, particulièrement pour les jeunes, les femmes et les catégories vulnérables.

Il a ainsi plaidé pour que le sport soit davantage considéré comme un véritable outil de politique publique et un investissement dans le capital humain et social du pays.

Des capacités à renforcer et des valeurs à promouvoir

De son côté, le secrétaire général du CNOSM, Dr Salem Abeidna, a expliqué que cette session s’inscrivait dans un programme de formation continue destiné aux acteurs du mouvement sportif national.

Durant les trois jours de travaux, les participants auront l’occasion d’approfondir leurs connaissances sur les différentes dimensions sociales du sport, ses effets sur la santé et le bien-être ainsi que sa contribution aux changements sociaux. Des ateliers pratiques leur permettront également de partager leurs expériences et d'acquérir des méthodes pour mieux concevoir et encadrer des initiatives sportives ayant un impact positif sur les individus et les communautés.

Cette formation vise notamment à renforcer leur capacité à mobiliser le sport au service de la société, à favoriser l’inclusion sociale et à promouvoir les valeurs de solidarité, de tolérance et de coopération, tout en encourageant la diffusion des principes olympiques.

L’encadrement des travaux est assuré notamment par Salem Abeidna, secrétaire général du CNOSM, Teyib Taher, trésorier, et Ahmed Beïbeny, directeur de l’Académie olympique.

Le ministère réaffirme son engagement

Prenant la parole au nom du ministère de l’Autonomisation des jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service civique, Mohamed El Mehdi Ould Moulaye Zein, directeur du Sport de Haute Compétition, a salué cette initiative, qu’il a présentée comme une contribution importante à la promotion du sport national.

Il a rappelé que le sport constitue non seulement un moyen d’éducation et d’encadrement, mais aussi un vecteur de citoyenneté, de solidarité et de tolérance, ainsi qu’un levier essentiel de développement social.

« Investir dans le sport, c’est investir dans l’être humain », a-t-il souligné, précisant que le développement de la pratique sportive ne devait pas se limiter à l’amélioration des performances et à la recherche de résultats, mais également contribuer à la construction d’une société plus solidaire, à l’autonomisation des jeunes et à la promotion d’une culture de participation, de discipline et de travail collectif.

Le responsable a également insisté sur la nécessité de renforcer le partenariat entre le ministère, le CNOSM et les différentes instances sportives afin de promouvoir le sport national et d’accroître son impact positif sur la société.

Il a enfin souhaité que cette session débouche sur des recommandations et des résultats concrets au bénéfice du mouvement sportif et de la population.

À travers cette initiative, le CNOSM entend consolider la dimension sociale et humaine du sport, en faire un droit accessible à tous et renforcer sa contribution à la santé, à la cohésion sociale et au développement durable.