Abdallahi Ould Hmeyada : quand ceux qui règlent les problèmes deviennent des cibles

Ceux qui cherchent aujourd’hui à s’en prendre à Abdallahi Ould Hmeyada auront bien du mal à trouver une véritable brèche dans son parcours. Non pas parce qu’il serait au-dessus de toute critique — personne ne l’est — mais parce que les faits disponibles racontent une tout autre histoire : celle d’un homme qui, dans de nombreuses circonstances difficiles, a souvent été celui vers qui l’on se tournait lorsque les solutions venaient à manquer.
Son rôle dans l’accompagnement des sélections nationales est documenté depuis plusieurs années : organisation des déplacements, réservations des hôtels et des billets, préparation des stages et prise en charge de nombreuses nécessités logistiques. Un travail effectué largement dans l’ombre, sans communication tapageuse ni mise en scène personnelle.
Il faut donc distinguer deux choses : le droit de critiquer et la nécessité de respecter les faits.
Concernant le chantier du stade Feu Cheikha Boïdiya, certains tentent de faire porter à Abdallahi Ould Hmeyada la responsabilité des retards enregistrés. Or, à ce jour, rien dans les éléments publics consultés ne permet d’étayer sérieusement une telle accusation. Bien au contraire, dans son communiqué du 24 août 2026, la FFRIM explique clairement que le retard de livraison est lié à des difficultés de financement, présentées comme indépendantes de la volonté de la Fédération. Elle précise que des discussions sont en cours avec la partie chargée du financement et qu’un accord a été trouvé avec l’entreprise pour permettre la poursuite des travaux dans l’attente du règlement de cette question.
Cette précision est essentielle.
On peut interroger la gestion. du projet, demander des comptes sur les délais, s’intéresser au financement ou questionner les responsabilités institutionnelles. C’est même le rôle normal du débat public. Mais transformer, sans éléments probants, une difficulté financière officiellement reconnue en accusation personnelle contre Abdallahi Ould Hmeyada relève davantage du procès d’intention que de l’information.
D’autant que son parcours dans le football mauritanien ne se résume pas au chantier d’un stade. Son engagement est ancien et dépasse largement les seules sélections nationales. À l’Adrar, par exemple, son action à la tête de la Ligue régionale s’est traduite par des investissements personnels, la rénovation des infrastructures de la ligue et l’organisation de compétitions destinées à dynamiser le football régional et à détecter de nouveaux talents.
Il serait donc pour le moins paradoxal de vouloir faire de cet homme le responsable de problèmes dont les éléments publics disponibles indiquent d’autres causes, alors même que son implication dans le développement du football mauritanien est régulièrement constatée.
Cela ne signifie évidemment pas qu’Abdallahi Ould Hmeyada doive être placé au-dessus de toute critique. Cela signifie simplement qu’une critique sérieuse doit s'appuyer sur des faits, des documents et des responsabilités clairement établies.
Dans un football qui a besoin de transparence, il ne faut pas confondre exigence de vérité et recherche d’un bouc émissaire.
Et s’il existe des éléments démontrant que Abdallahi Ould Hmeyada est personnellement responsable des retards du stade Cheikha Boïdiya, qu’ils soient publiés. C’est ainsi que fonctionne le journalisme d’investigation : les accusations doivent être accompagnées de preuves, et les responsabilités établies à partir des faits.
Pour l’heure, les informations officielles disponibles désignent un problème de financement du chantier, pas Abdallahi Ould Hmeyada.
Mohamed Feily dit Antar
Son rôle dans l’accompagnement des sélections nationales est documenté depuis plusieurs années : organisation des déplacements, réservations des hôtels et des billets, préparation des stages et prise en charge de nombreuses nécessités logistiques. Un travail effectué largement dans l’ombre, sans communication tapageuse ni mise en scène personnelle.
Il faut donc distinguer deux choses : le droit de critiquer et la nécessité de respecter les faits.
Concernant le chantier du stade Feu Cheikha Boïdiya, certains tentent de faire porter à Abdallahi Ould Hmeyada la responsabilité des retards enregistrés. Or, à ce jour, rien dans les éléments publics consultés ne permet d’étayer sérieusement une telle accusation. Bien au contraire, dans son communiqué du 24 août 2026, la FFRIM explique clairement que le retard de livraison est lié à des difficultés de financement, présentées comme indépendantes de la volonté de la Fédération. Elle précise que des discussions sont en cours avec la partie chargée du financement et qu’un accord a été trouvé avec l’entreprise pour permettre la poursuite des travaux dans l’attente du règlement de cette question.
Cette précision est essentielle.
On peut interroger la gestion. du projet, demander des comptes sur les délais, s’intéresser au financement ou questionner les responsabilités institutionnelles. C’est même le rôle normal du débat public. Mais transformer, sans éléments probants, une difficulté financière officiellement reconnue en accusation personnelle contre Abdallahi Ould Hmeyada relève davantage du procès d’intention que de l’information.
D’autant que son parcours dans le football mauritanien ne se résume pas au chantier d’un stade. Son engagement est ancien et dépasse largement les seules sélections nationales. À l’Adrar, par exemple, son action à la tête de la Ligue régionale s’est traduite par des investissements personnels, la rénovation des infrastructures de la ligue et l’organisation de compétitions destinées à dynamiser le football régional et à détecter de nouveaux talents.
Il serait donc pour le moins paradoxal de vouloir faire de cet homme le responsable de problèmes dont les éléments publics disponibles indiquent d’autres causes, alors même que son implication dans le développement du football mauritanien est régulièrement constatée.
Cela ne signifie évidemment pas qu’Abdallahi Ould Hmeyada doive être placé au-dessus de toute critique. Cela signifie simplement qu’une critique sérieuse doit s'appuyer sur des faits, des documents et des responsabilités clairement établies.
Dans un football qui a besoin de transparence, il ne faut pas confondre exigence de vérité et recherche d’un bouc émissaire.
Et s’il existe des éléments démontrant que Abdallahi Ould Hmeyada est personnellement responsable des retards du stade Cheikha Boïdiya, qu’ils soient publiés. C’est ainsi que fonctionne le journalisme d’investigation : les accusations doivent être accompagnées de preuves, et les responsabilités établies à partir des faits.
Pour l’heure, les informations officielles disponibles désignent un problème de financement du chantier, pas Abdallahi Ould Hmeyada.
Mohamed Feily dit Antar