Pourquoi la Présidence de la République ne dispose-t-elle pas d'un Conseiller spécial chargé des Sports?

La question mérite d'être posée.
Alors que le sport occupe aujourd'hui une place stratégique dans les politiques publiques de nombreux pays, pourquoi la Mauritanie ne dispose-t-elle toujours pas, au sein de la Présidence de la République, d'un Conseiller spécial chargé des Sports ?
Cette interrogation est d'autant plus pertinente que le sport est devenu bien plus qu'une simple activité de loisirs. Il est un puissant levier de cohésion nationale, un facteur de paix sociale, un outil d'éducation, de santé publique, d'insertion professionnelle et un formidable vecteur de rayonnement international.
La Mauritanie a connu ces dernières années des progrès remarquables, notamment grâce aux performances des Mourabitounes et aux investissements consentis dans les infrastructures sportives. Le football est aujourd'hui l'un des rares domaines capables de rassembler tous les Mauritaniens, sans distinction d'origine, de langue ou de région. Peu d'activités suscitent un tel sentiment d'unité nationale.
Pourtant, une autre question mérite d'être posée : le sport est-il réellement considéré comme une priorité nationale ?
L'organisation institutionnelle actuelle peut légitimement susciter le débat. Le sport est aujourd'hui rattaché au Ministère de l'Autonomisation des Jeunes, de l'Emploi, des Sports et du Service Civique. Aux côtés de secteurs aussi importants que l'emploi, la jeunesse et le service civique, il risque naturellement de passer au second plan. Lorsqu'un ministère doit gérer simultanément plusieurs politiques publiques majeures, il devient difficile de consacrer au sport toute l'attention, les moyens et le suivi stratégique qu'il mérite.
Cette configuration peut donner le sentiment que le sport est relégué au dernier plan, alors qu'il devrait être considéré comme un investissement stratégique pour la nation. Dans ces conditions, il est difficile d'en faire une véritable priorité gouvernementale.
C'est précisément pour cette raison que la création d'un Conseiller spécial chargé des Sports auprès du Président de la République prend tout son sens. Plusieurs pays de la sous-région, notamment le Sénégal, ont compris l'intérêt de disposer, au plus haut niveau de l'État, d'une expertise permanente capable d'assurer le suivi des grandes politiques sportives.
Cependant, une telle fonction ne devrait en aucun cas être une simple nomination de convenance ou un poste destiné à recaser une personnalité. Au contraire, elle devrait être confiée à une femme ou à un homme possédant une solide connaissance du mouvement sportif national et international, maîtrisant les enjeux de la gouvernance sportive et capable de dialoguer avec les fédérations, les clubs, les athlètes et les partenaires.
Ce conseiller aurait pour mission d'impulser une vision, de proposer des réformes, de suivre les grands projets d'infrastructures, d'encourager le développement du sport scolaire et universitaire, de promouvoir le sport féminin, d'accompagner la professionnalisation des fédérations et de faire du sport un véritable outil de développement économique et social.
Dans un pays où plus de la moitié de la population est jeune, le sport constitue un formidable instrument d'insertion, de prévention de la délinquance, d'éducation à la citoyenneté et de création d'emplois. Il mérite donc une place beaucoup plus importante dans l'architecture institutionnelle de l'État.
Au-delà de ses dimensions éducative et sociale, le sport est aujourd'hui une véritable industrie mondiale. Il génère des milliards de dollars chaque année à travers les droits de télévision, le marketing, le sponsoring, le tourisme sportif, les infrastructures, les équipements, l'événementiel et la formation. Dans de nombreux pays, il constitue un important pourvoyeur d'emplois et un puissant moteur de croissance économique.
La Mauritanie ne doit pas rester en marge de cette dynamique. En structurant davantage son secteur sportif, le pays pourrait développer de nouveaux métiers, attirer des investissements, créer des entreprises spécialisées, professionnaliser ses clubs et ses fédérations, valoriser ses talents et faire du sport un véritable levier de développement économique.
Cette ambition suppose une vision claire portée au plus haut niveau de l'État. D'où l'intérêt de créer un poste de Conseiller spécial chargé des Sports auprès du Président de la République, confié à une personnalité reconnue pour son expertise, son expérience et sa parfaite connaissance des réalités du sport mauritanien. Une telle responsabilité ne saurait être un simple poste honorifique ou une nomination de circonstance. Elle doit répondre à une exigence de compétence, de leadership et de résultats.
Le sport mauritanien a franchi un cap ces dernières années. Pour poursuivre sa progression, il a désormais besoin d'une gouvernance plus ambitieuse et d'un accompagnement stratégique au plus haut sommet de l'État.
La véritable question est donc la suivante : la Mauritanie est-elle prête à faire du sport une priorité nationale à part entière, ou continuera-t-elle à le considérer comme un secteur secondaire alors qu'il constitue l'un des plus puissants instruments de cohésion nationale, d'épanouissement de la jeunesse, de création d'emplois, de développement économique et de rayonnement international ?
Le débat mérite d'être ouvert.
Mohamed Ould Feïly "Antar "
Alors que le sport occupe aujourd'hui une place stratégique dans les politiques publiques de nombreux pays, pourquoi la Mauritanie ne dispose-t-elle toujours pas, au sein de la Présidence de la République, d'un Conseiller spécial chargé des Sports ?
Cette interrogation est d'autant plus pertinente que le sport est devenu bien plus qu'une simple activité de loisirs. Il est un puissant levier de cohésion nationale, un facteur de paix sociale, un outil d'éducation, de santé publique, d'insertion professionnelle et un formidable vecteur de rayonnement international.
La Mauritanie a connu ces dernières années des progrès remarquables, notamment grâce aux performances des Mourabitounes et aux investissements consentis dans les infrastructures sportives. Le football est aujourd'hui l'un des rares domaines capables de rassembler tous les Mauritaniens, sans distinction d'origine, de langue ou de région. Peu d'activités suscitent un tel sentiment d'unité nationale.
Pourtant, une autre question mérite d'être posée : le sport est-il réellement considéré comme une priorité nationale ?
L'organisation institutionnelle actuelle peut légitimement susciter le débat. Le sport est aujourd'hui rattaché au Ministère de l'Autonomisation des Jeunes, de l'Emploi, des Sports et du Service Civique. Aux côtés de secteurs aussi importants que l'emploi, la jeunesse et le service civique, il risque naturellement de passer au second plan. Lorsqu'un ministère doit gérer simultanément plusieurs politiques publiques majeures, il devient difficile de consacrer au sport toute l'attention, les moyens et le suivi stratégique qu'il mérite.
Cette configuration peut donner le sentiment que le sport est relégué au dernier plan, alors qu'il devrait être considéré comme un investissement stratégique pour la nation. Dans ces conditions, il est difficile d'en faire une véritable priorité gouvernementale.
C'est précisément pour cette raison que la création d'un Conseiller spécial chargé des Sports auprès du Président de la République prend tout son sens. Plusieurs pays de la sous-région, notamment le Sénégal, ont compris l'intérêt de disposer, au plus haut niveau de l'État, d'une expertise permanente capable d'assurer le suivi des grandes politiques sportives.
Cependant, une telle fonction ne devrait en aucun cas être une simple nomination de convenance ou un poste destiné à recaser une personnalité. Au contraire, elle devrait être confiée à une femme ou à un homme possédant une solide connaissance du mouvement sportif national et international, maîtrisant les enjeux de la gouvernance sportive et capable de dialoguer avec les fédérations, les clubs, les athlètes et les partenaires.
Ce conseiller aurait pour mission d'impulser une vision, de proposer des réformes, de suivre les grands projets d'infrastructures, d'encourager le développement du sport scolaire et universitaire, de promouvoir le sport féminin, d'accompagner la professionnalisation des fédérations et de faire du sport un véritable outil de développement économique et social.
Dans un pays où plus de la moitié de la population est jeune, le sport constitue un formidable instrument d'insertion, de prévention de la délinquance, d'éducation à la citoyenneté et de création d'emplois. Il mérite donc une place beaucoup plus importante dans l'architecture institutionnelle de l'État.
Au-delà de ses dimensions éducative et sociale, le sport est aujourd'hui une véritable industrie mondiale. Il génère des milliards de dollars chaque année à travers les droits de télévision, le marketing, le sponsoring, le tourisme sportif, les infrastructures, les équipements, l'événementiel et la formation. Dans de nombreux pays, il constitue un important pourvoyeur d'emplois et un puissant moteur de croissance économique.
La Mauritanie ne doit pas rester en marge de cette dynamique. En structurant davantage son secteur sportif, le pays pourrait développer de nouveaux métiers, attirer des investissements, créer des entreprises spécialisées, professionnaliser ses clubs et ses fédérations, valoriser ses talents et faire du sport un véritable levier de développement économique.
Cette ambition suppose une vision claire portée au plus haut niveau de l'État. D'où l'intérêt de créer un poste de Conseiller spécial chargé des Sports auprès du Président de la République, confié à une personnalité reconnue pour son expertise, son expérience et sa parfaite connaissance des réalités du sport mauritanien. Une telle responsabilité ne saurait être un simple poste honorifique ou une nomination de circonstance. Elle doit répondre à une exigence de compétence, de leadership et de résultats.
Le sport mauritanien a franchi un cap ces dernières années. Pour poursuivre sa progression, il a désormais besoin d'une gouvernance plus ambitieuse et d'un accompagnement stratégique au plus haut sommet de l'État.
La véritable question est donc la suivante : la Mauritanie est-elle prête à faire du sport une priorité nationale à part entière, ou continuera-t-elle à le considérer comme un secteur secondaire alors qu'il constitue l'un des plus puissants instruments de cohésion nationale, d'épanouissement de la jeunesse, de création d'emplois, de développement économique et de rayonnement international ?
Le débat mérite d'être ouvert.
Mohamed Ould Feïly "Antar "