Balle Yehi Dow | Les Mourabitounes pataugent dans Ebimpe

Bouche ouverte, regard loin dans le vide ou encore un téléphone vissé à l’oreille, ça fait partie des effets secondaires d’un sanglant 8-0. Ces expressions sur le banc des Mourabitounes sont à l’image de notre fond jeu. C’est le néant.
Ceux qui ont vu le march, savent qu’on a à peine dépassé la ligne médiane. Tous les ballons sont immédiatement perdus, même lors des remises en jeu, dégagement.
Les seconds ballons ? N’en parlons pas. Les ivoiriennes ont déroulé un football alléchant pendant que les Dames de l’espagnol Jordi, traînent. Un peu petit coup d’accélération et tout le monde a le tournis.
Que dire de la gestion des ballons aériens? Notre gardienne, daltonienne au moins pour ce match, s’est loupée à chaque sortie.
A quoi ça sert de prendre un expatrié, si c’est pour que l’équipe se déplace dans l’indifférence communicationnelle de la fédération, si on ne l’a motive pas, si ses joueuses continuent d’évoluer dans un environnement local marqué par un pseudo championnat indigne (pas de vestiaires, pelouses jonchée de déchets, peu compétitif, matchs réduits à 35 ou 40 minutes).
Malgré les millions de la FIFA, notre football féminin continue de patauger dans les bas fonds du football féminin africain. Le score, ce n’est pas forcément le plus important. Mais que propose t-on en termes de jeu. Que fais le coach 365 jours par an, au-delà de percevoir son salaire mirobolant et envoyer les filles courir sur le sable chaud du terrain de beach soccer?
Il serait grand temps que la fédération de football prenne ses responsabilités et sache où elle veut aller avec cette sélection. La performance doit être une exigence.
Amadou Sy
Ceux qui ont vu le march, savent qu’on a à peine dépassé la ligne médiane. Tous les ballons sont immédiatement perdus, même lors des remises en jeu, dégagement.
Les seconds ballons ? N’en parlons pas. Les ivoiriennes ont déroulé un football alléchant pendant que les Dames de l’espagnol Jordi, traînent. Un peu petit coup d’accélération et tout le monde a le tournis.
Que dire de la gestion des ballons aériens? Notre gardienne, daltonienne au moins pour ce match, s’est loupée à chaque sortie.
A quoi ça sert de prendre un expatrié, si c’est pour que l’équipe se déplace dans l’indifférence communicationnelle de la fédération, si on ne l’a motive pas, si ses joueuses continuent d’évoluer dans un environnement local marqué par un pseudo championnat indigne (pas de vestiaires, pelouses jonchée de déchets, peu compétitif, matchs réduits à 35 ou 40 minutes).
Malgré les millions de la FIFA, notre football féminin continue de patauger dans les bas fonds du football féminin africain. Le score, ce n’est pas forcément le plus important. Mais que propose t-on en termes de jeu. Que fais le coach 365 jours par an, au-delà de percevoir son salaire mirobolant et envoyer les filles courir sur le sable chaud du terrain de beach soccer?
Il serait grand temps que la fédération de football prenne ses responsabilités et sache où elle veut aller avec cette sélection. La performance doit être une exigence.
Amadou Sy