La Chambre de résolution des Litiges a rejeté en appel la demande de Yali Mohamed Dellahi contre son club pour des salaires impayés, suite à son licenciement sans lui octroyer ses légitimes droits. Pourtant la FIFA avait ordonné au Nasr Al Hussein Dey (Ligue 1 algérienne), de payer à Yali, dans les 45 jours suivants cette mise en demeure, cent quarante millions MRO (trois cent cinquante mille euros) – soit l’équivalent de deux années de contrat – sous peine des sanctions prévues par la réglementation.

 Suite à cette première sentence, le NA Hussein Dey criant à l’injustice faisait appel de la décision de la FIFA et préparait un dossier « en béton » pour réussir finalement à faire annuler celle-là, au grand dam de l’avocat tunisien du milieu défensif international mauritanien. Les dirigeants nahdistes ont pu prouver que le joueur s’était blessé avec sa sélection nationale pour une longue période et qu’il devait par conséquent être payé par la sécurité sociale des sportifs et non par le club puisque toute sélection doit assurer au préalable ses joueurs. Les responsables de la FIFA n’avaient pas pris en considération cette situation en première instance. Lorsque Yali les avait saisis, Mourad Lahlou, le président du Nasria, avait déjà réagi au sujet de cette affaire, en affirmant que « le joueur ne joue plus pour cause de blessure, ce qui n’ouvre pas droit au salaire. C’est à la CNAS de le payer ». De fait, Yali ne joua que quelques matchs depuis le début de saison et ne toucha qu’un seul mois de salaire depuis son transfert, l’été dernier, en provenance du DRB Tadjenanet. Engagé pour un salaire mensuel de 120 millions de centimes, Yali Dellahi est encore sous contrat avec le NAHD jusqu'en 2022. Pour rappel, cette affaire remonte au mois de Septembre 2019, lorsque le milieu de terrain international mauritanien se blessa. Laissé sans aide de la part des responsables du club huissendéen, le joueur peinait à se soigner, faute d’argent. Sans la moindre ressource ni assistance, Dellahi Yali s’était alors vu contraint de demander de l’aide auprès de la fédération de son pays (FFRIM). Cette dernière demandait au club Sang et Or de simplement payer le voyage du joueur qui n’en avait pas les moyens et s’engageait, de son côté, à s’en occuper, une fois celui-ci en Mauritanie. Entre-temps, Mourad Lahlou avait décidé de résilier le contrat de Yali sans préavis, en raison de « son faible niveau », selon lui. Puis ne voyant rien venir des responsables du NAHD, la Fédération mauritanienne avait mis une grosse pression sur son joueur pour porter l’affaire devant la FIFA.

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