Le président de la FFRIM, Ahmed Ould Yahya, et le sélectionneur national, Corentin Martins, ont entamé des négociations, au lendemain même de la qualification des Mourabitounes. Objectif affiché : reconduire le contrat du français qui expire en Décembre prochain. « Elargies au ministère de la Jeunesse et des Sports, les discussions se poursuivront dans une dizaine de jours », a fait savoir  Martins. Ces négociations se focaliseront surtout sur l’aspect financier, notamment la revalorisation salariale et, sans doute, la durée du contrat qui ne devrait pas excéder  une année.

 Corentin Martins a exprimé, le mardi 20 Novembre 2018, son envie de poursuivre l’aventure entamée il y a quatre ans, même s’il n’exclut pas la probabilité d’un départ, en cas d’offre plus excitante. « J’ai envie de continuer […] avec un groupe jeune qui a un bel avenir. Je ne suis pas de ceux qui regardent si la pelouse du voisin est verte ».

 Pour l’heureux sélectionneur,  la qualification des Mourabitounes constitue une« victoire de tout un peuple », saluant le travail de la fédération et du manager des équipes nationales, Cheikhany ould Maouloud, dans l’organisation. « Tous ensemble, nous sommes heureux. C’est un sentiment de fierté qui nous anime. Les joueurs m’ont suivi mais le sélectionneur n’est qu’un guide. Ce sont eux qui ont rendu heureux tout un peuple communiant avec eux. C’est extraordinaire ! Nous avons réalisé quelque chose de grand avec la Mauritanie. J’ai rempli pleinement mon contrat. Je remercie la FFRIM et son président qui m’ont tendu la main ».

 Abordant  les deux objectifs qu’il s’était fixés,  dès l’entame de sa carrière d’entraîneur en Mauritanie, en 2014, à savoir : mener les Mourabitounes au CHAN 2018 et à la CAN 2017 ; Corentin Martins s’est félicité d’avoir atteint le premier et a justifié la ratée du second, par le fait que le chemin des Mourabitounes avait croisé celui du Cameroun, le vainqueur de l’édition. «Dans une poule nous opposant au Cameroun, à l’Afrique du Sud et à la Gambie, sortir second, devant l’Afrique du Sud et la Gambie et juste derrière le Cameroun qui deviendra champion de l’édition, prouvait le potentiel à développer et que la prochaine CAN serait la bonne. Je suis parvenu à en convaincre le président de la fédération qui m’a renouvelé sa confiance et je l’en remercie. Finalement, on ne s’était pas trompé ».

 En cas de prolongation, Martins ne compte pas bouleverser son groupe,  même s’il ciblera quelques nouveaux joueurs. Il avance les noms de Bingourou Kamara (gardien/RC Strasbourg), des attaquants  Aboubacar Kamara (Fulham FC) et Mounir Chouiar (RC Lens/Ligue 2 France). « Je vais leur demander s’ils ont envie et le cœur de défendre les couleurs mauritaniennes mais.je ne vais pas leur mettre un pistolet sur la tempe. S’ils n’ont pas envie, ce n’est pas la peine». Et de poursuivre : «Je ne peux pas les forcer, c’est à eux devoir s’ils veulent défendre les couleurs de la Mauritanie ; sinon, je me contenterais de mon groupe qui s’est qualifié », ajoutant qu’il ne fera  pas appel, de toutes les façons, à plus de trois nouveaux joueurs, pour ne pas bouleverser son effectif. «Il y a un groupe qui m’a fait confiance ; je travaille avec lui depuis quatre ans et je ne veux pas le décevoir ». Martins exclut tout retour de Dominique Da Sylva en sélection : « Je ne vais pas trahir la confiance de mes attaquants. Ils me donnent entière satisfaction et j’ai vu peu de vidéos de Da Sylva».

 Quant au sélectionneur adjoint, Sall Moustapha, il a exprimé son immense fierté d’avoir participé à cette qualification historique. Il y a associé tous les sportifs, en vie et disparus, « c’est le fruit d’un travail collégial ». Et de louer les actions entreprises par la FFRIM, l’accompagnement étatique et la participation du public. « Notre marge de progression est exceptionnelle», a-t-il fait remarquer.

Interdiction formelle de reprise de cet article sans la mention: www.rimsport.net:

©Tous droits réservés