Dans le dur après la débâcle des Mourabitoune,le sélectionneur national Corentin Martins  fait aujourd’hui l’unanimité contre lui. Se sent-il menacé ? La FFRIM doit-elle évincer Corentin ? Par le passé, la fédération avait habitué le public à des décisions courageuses et soft. Au lendemain de l’élimination des Mourabitoune de la CAN 2015, Patrice Neveu avait été viré.

En tout cas, Martins dont le contrat court jusqu’en décembre 2018 nage en plein paradoxe et ne songe pas à rendre de son propre gré le tablier en dépit de la levée de boucliers.Il souhaiterait rester et continuer l’aventure.En tout cas sa position est de plus en plus fragilisée.Et le débat qui suscite de folle passion somme toute  démesurée fait en tout cas rage sur la toile.

 Néanmoins, son avenir sera scellé le 28 janvier prochain, au cours d’une réunion du bureau fédéral.Le président de la FFRIM Ahmed Ould Yahya présentement au Maroc a dans l’urgence décidé d’écourter son séjour et de rentrer le 26 courant. Ahmed Ould Yahya devra  d’abord rencontrer le ministre de la Jeunesse et des Sports afin de « recueillir »l’avis de la tutelle avant la tombée de la sentence fédérale. Il est prévu de nommer deux staffs technique pour les Mourabitoune A et les locaux. Présentement, même au sein du comité directeur, le débat fait rage autour du renvoi et ou du maintien du technicien français.La tendance des « radicaux » exige le limogeage de Martins accusé « d’incompétence manifeste » et de manque d’autorité »suite à la « piètre prestation « au CHAN. Les différents stages et la phase finale du CHAN ont  mis, selon eux,en évidence,les « lacunes » de Martins. Tandis que la seconde tendance dont la marge de manœuvre est réduite plaide pour une « continuité du travail entamé » à en juger par les trois points décrochés lors de la première journée contre le Botswana et par conséquent le maintien du staff technique avec à sa tête Martins.Cette tendance est  mise en minorité au sein du comité directeur. Elle ne semble guère être réconfortée par la décision du sélectionneur national.Dos au mur, Martins n’a pas jugé nécessaire de revenir  avec ses protégés à Nouakchott.Suprême sacrilège !!!Il est retourné dimanche dernier en France.Certains y voient un manque de respect vis-à-vis des sportifs mauritaniens.La décence aurait voulu qu’en ces moments sombres que le sélectionneur accompagne ses poulains et partage  avec eux  ces instants difficiles.

Sans métier

Avec un discours aux antipodes, la campagne africaine était à l’avance compromise.En effet, il a manqué une ambition au sélectionneur national coincé dans des approximations et des objectifs lointains sans vivre dans l’instant d’une compétition alors que les attentes de tout un peuple n’ont cessé de monter crescendo. «  Le grand objectif désormais, c'est de se qualifier pour la CAN 2019. On a commencé par une victoire à l'extérieur. Maintenant, il faut enchaîner avec un bon résultat en septembre contre le Burkina »,parie-t-il.  Sans être sûr de continuer l’aventure,Martins défend urbi et orbi  :« En fait, j'ai prolongé jusqu'en décembre 2018. Il y a eu une modification dans le calendrier. Le dernier match de qualification devait se jouer en novembre 2018 et là, avec le changement de calendrier, je ne serai peut-être pas sous contrat en mars 2019 pour le dernier match. Ça dépendra des rencontres qui vont venir et je pense qu'en novembre 2018 on en saura un peu plus », calme-t-il.

 Cette « piètre prestation»  doit être  considérée à juste titre  comme une faute professionnelle .Comment alors comprendre des propos du genre, en réponse à une question : « Un objectif clair a-t-il été établi avant le début du CHAN 2018 ? Corentin lâche : « Non, le but c'est surtout de montrer une bonne image du football mauritanien, de ses joueurs, et d'essayer de se rapprocher de la qualification pour le prochain tour. On sait qu'au CHAN 2014, aucun point n'a été pris, mais je ne vais pas dire pour autant qu'on veut prendre un point et faire mieux. Ce serait manquer d'ambition», fulmine-t-il.

La patience du public est  à bout: «Avec cette élimination très douloureuse, suite à des défaites cruelles, il va falloir analyser clairement et tirer les conséquences, parce que ce que  les revers  des Mourabitoune durant le premier tour du CHAN ne correspondent pas à nos attentes ». Et la FFRIM se doit de   tirer les conséquences pour permettre à l'équipe  nationale d’atteindre maintenant un développement positif et une volonté absolue de performance.

Résultat des courses et des comptes : zéro pointé zéro but. Le malaise semblait profond. Martins devra parfaitement assumer eu égard à son manque de tact et sa faiblesse sa liste controversée, en laissant sur le banc des cadres, qui auraient pu être utiles. Etant le grand perdant, Martins ne devra pas  résister  à cette contreperformance.

Bref, la FFRIM  va devoir trouver les bons arguments pour justifier le probable maintien de Martins.

 Frustré par les piètres performances des Mourabitoune au CHAN 2018, le public mauritanien ne cesse de déverser sa folle colère du reste légitime sur le staff technique qui a manqué du punch, lors de la campagne du CHAN 2018.

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