Amadou Cissé n’est plus ! La nouvelle est tombée samedi à Nouakchott et a plongé le monde du football dans un deuil profond. C’est que l’homme était connu de tous. Pour sa correction sur le terrain d’abord lui qui a toujours respecté ses adversaires tout en donnant le meilleur de lui-même. Par sa générosité, sa simplicité et son dévouement pour son prochain quand il se trouve hors du champ de jeu. « Cissé » faisait partie de cette race d’hommes qui ne fait pas dans la demi-mesure. Capitaine emblématique de l’équipe de la Concorde, il a été appelé plusieurs fois à l’équipe nationale de Mauritanie où il évoluait soit comme Stoppeur soit comme Libero. Très technique et rigoureux, Cissé savait respecter ses adversaires. Jamais en effet, pendant ses 20 ans de carrière footballistique, il n’aura écopé d’un avertissement pour intention de brutaliser ou de nuire. Très poli et sportif jusqu’au bout des ongles, Cissé reste le footballeur qui a introduit dans les mœurs sportives nationales, cet acte de fair-play qui consiste à tendre la main à l’ensemble des adversaires au terme d’un match.

Hors du terrain, Cissé est resté ce même homme, jovial, souriant, attachant et surtout correct. Cette correction apparaissant aussi bien dans son comportement, ses relations avec les autres que dans son habillement. Fidèle, il la bien été, lui qui a passé toute sa carrière dans les rangs de l’équipe de la Concorde avant de passer la main à la jeune génération. Une fois à la retraite, cet amoureux du foot qu’il fut, est resté attaché à son club qui a fini par lui confier la vice-présidence. Ses ambitions étaient grandes pour cette équipe et ses projets pour les jeunes pousses, qu’il aimait profondément, extraordinaires.

Samedi, il a tiré sa révérence. Adieu. Inna Lillah wa Inna ileyhi Rajioûn.

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