Le contentieux FC Nouadhibou-ASC Garde s’est invité, comme il fallait s’y attendre, à la 17ème  Assemblée Générale  ordinaire de la fédé. Et ce fut une passe d’armes. Face à l’auditoire, Ahmed ould Eleya, le président de l’ASC Garde, dénonce l’injustice dont est victime son club appelant au respect des textes qui ont été, selon lui, violés. Et de tenter de démonter la fraude concernant le joueur Cheikh Yacine Elwely.

En réponse à cette intervention et à celle du président de Toujounine sollicitant des explications sur le contentieux et le supposé « penchant » du président de la FFRIM pour les Orange, celui-ci balaie, d’un revers de main, de telles « accusations, infondées » à ses yeux, précisant qu’« en Mauritanie, nous sommes victimes d’un complexe qui ne prévaut nulle part ailleurs. En France, le président de la FFF est issu de Guingamp ; au Sénégal, Augustin Senghor est président de la FSF et président en exercice de l’US Gorée, équipe championne durant son mandat, le président de la Ligue pro, Saër Seck est président de Djambar. Est-ce faute à mon appartenance passée au FC Nouadhibou que ce club n’est pas champion depuis cinq ans ? En tout cas, je subis toutes les foudres. On ne cesse de me répéter que le FC Nouadhibou bénéficie d’une programmation favorable. Il n’en est rien. Mon passé de dirigeant ou de membre nuit, considérablement, au FC Nouadhibou qui est, de loin et qu’on le veuille ou non, le plus gros budget du championnat. Certains ont voulu interpréter, à leur manière, cette affaire, pour devenir champion ; d’autres veulent, tout simplement, jouer la finale. […] Je tiens à dire, ici, que le problème ne concerne ni la justice ni le ministère [NDLR : de la Jeunesse et des Sports]. Qui veut se plaindre n’a qu’aller au Tribunal Arbitral du Sport, comme s’y employa le FC Nouadhibou pour reprendre son titre, en y mettant les moyens financiers […] », a conseillé Ould Yahya.

Ecartant tout favoritisme et volonté du corps arbitral de s’en prendre à des formations ciblées, le président de la FFRIM a estimé que « les équipes de corps qui s’engagent dans les compétitions sont des associations comme toutes les autres […] ». Et de faire remarquer que, « face à la « démission du président de la Commission de discipline, qui n’a jamais répondu à nos différentes sollicitations, le secrétariat général a repris le dossier. L’article 88 me donne entier pouvoir de trancher ce litige et j’ai décidé de le soumettre à l’examen du Comité Exécutif. Celui-ci a confirmé, avec une majorité écrasante, le résultat sur le terrain. Les réunions nocturnes en domiciles privés et les tractations de tous ordres dont nous sommes au courant n’y feront rien : la FFRIM a fait ce qu’elle avait à faire ; le dossier est clos ! », tonne Ould Yahya. Il lève alors la séance, dans une ambiance indescriptible et échange musclé avec le capitaine Ahmed ould Eleya, président de l’ASC Garde. Mais que ce fut chaud, vraiment chaud !

 

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