Premiers retombées du séjour des recruteurs de clubs de renom à Nouakchott en Septembre dernier : quatre jeunes de l’Académie nationale iront le mois prochain en France (au PSG, à Clermont-foot, au Havre AC  et au Stade de Reims),  afin d’effectuer des tests,info exclusive RimSport.net . C’est dans cette optique que le Paris Saint-Germain  qui organise un stage d'observation pour les jeunes joueurs nés en 2006  se dit heureux que Diarra Hamidou et Sy Saidou y participent. «  Nous souhaitons que ce stage soit un moment de partage, d’apprentissage et d’acquisition de nouvelles expériences »,formulent les responsables parisiens en charge des tests.

Ce stage se déroulera, le Lundi 25 Novembre 2019, au Camp des Loges à St Germain en laye .Et "nous réjouissons par avance de (leur) présence".

Le Stade de Reims accueillera Hamidou Diarra (Catégorie U14)  et  Issa M'Bareck  (Catégorie U16) au sein de son centre de formation afin qu’ils participent  à un stage de cinq jours, qui se déroulera du lundi 18 au vendredi 22 novembre.

Diarra Hamidou , Saidou Sy,M’bareck Issa sont également conviés à un test au  Havre AC du 2 au 6 décembre prochain pour" parfaire(leur)  apprentissage de haut niveau dans des conditions optimales". En outre, Sidi Didi, Issa M’Bareck, Saidou Sy et Hamidou Diarra subiront également un stage de formation à Clermont FOOT 63, du 11au 15 novembre prochain.

 Ces écuries françaises  projettent de nouer une collaboration avec l’Académie nationale. « C’est une très bonne chose. Ça va nous permettre de nous professionnaliser, d’apprendre encore plus et de donner la chance aux jeunes mauritaniens », assure  Oumar N’Diaye, directeur de l’Académie nationale,en exclusivité au micro de RimSport.net  « s’ils travaillent,ils auront la possibilité de voyager, de montrer leurs qualités en Europe et d’y réussir, incha Allah ! »

 Edifiés, lors de leur séjour, sur les projets de la FFRIM, les recruteurs ont visité les différentes installations de la Fédé et se sont enquis de la partie technique (à savoir la sélection U20 et  l’Académie nationale).« Cet événement a permis à ces recruteurs de comprendre que, même si la Mauritanie n’a pas les mêmes moyens que ses voisins, un travail important est effectué. Ils ont apprécié leurs conditions de séjour, l’accueil, la qualité du travail mené sur les infrastructures et  les projets de la FFRIM. Ils ont été agréablement surpris et nous ont beaucoup encouragés », avance Oumar N’Diaye, également sélectionneur national U17. L’ancien capitaine des Mourabitounes reconverti en technicien après sa retraite pense que « la meilleure des réponses est aujourd’hui  matérialisé par les invitations que nous avons reçues d’un peu partout, pour tester certains de nos jeunes. Je suis content. Cela confirme ce sur quoi  je me bats, depuis que je suis là. Je sais qu’ici, il y a de la qualité, il faut seulement la travailler. Une fois le travail accompli, on donne la possibilité à ces jeunes de s’exprimer. Ça doit faire comprendre à tout le monde qu’il faut se mettre ensemble au travail. Il ya des choses à faire. Ces recruteurs connaissent le football de très haut niveau. S’ils sont venus, c’est parce qu’il y a de la qualité ici et qu’un travail professionnel est réalisé. A nous de continuer comme ça et d’avancer ».

 Certains jeunes de l’ASAC Concorde, du FC Nouadhibou, de la sélection nationale U20 et de l’Académie ont tapé dans l’œil des recruteurs, notamment Seydou Sy (né en 2004), Hamidou Diarra (né en 2006), Issa M’Bareck  (né en 2002) et Sidi Rabany (qui se rendra, lui, à Clermont-foot). Oumar N’Diaye rappelle un fait majeur : « Lors du tournoi, les recruteurs ont trouvé le niveau moyen. Ça doit nous alerter, nous techniciens. 2001 et 2002 en Europe, c’est professionnel. Aujourd’hui à Rennes, le meilleur est  Eduardo Camavinga (né en2003) et à l’Olympique de Lyon, Ryan Cherki (né en 2003). La plupart des jeunes footballeurs mauritaniens n’ont pas eu de base. La chance des jeunes nés en 2006, c’est qu’ils ont à peine 13 ans .Un qu’on a eu à 12 ans, en l’occurrence Saidou, il a l’avantage de s’entraîner chaque jour ici et d’être pris en charge. Il a le matériel de qualité. Il a tout ce qu’il faut  pour au moins progresser, évoluer, se rapprocher du niveau de l’Europe et s’y préparer. Les agents recruteurs  ont vu des jeunes qui ont une formation à la base et la possibilité d’évoluer dans un cadre structuré où l’aspect professionnel est pris en compte », explique N’Diaye.

 

Gros investissement de la FFRIM

C’est dans cette optique que l’Académie  s’est orientée   vers les très jeunes  catégories. « On a une U10 et ainsi de suite jusqu’à U20. Au fur et à mesure on veut s’occuper des très jeunes. Dès le départ, on en a discuté avec le président Ahmed ouldYahya [président de la FFRIM, ndr], l’important,  c’est la formation dès le plus jeune âge. En France, ils ont des U6. Le foot est comment n’importe quel travail, n’importe quelle éducation, ça s’apprend très jeune. Parce qu’il ya des étapes à franchir », fait remarquer le directeur de l’Académie nationale. « Malheureusement, les jeunes de  l’ASAC Concorde, du FC  Nouadhibou et de la sélection U20 n’ont pas pu avoir cette formation de base. Ils ont des lacunes », déplore N’Diaye. « Si des  agents recruteurs viennent chercher un étranger, c’est qu’ils le jugent plus fort que ce qu’ils ont en France. Sinon, il n’y a pas intérêt à aller chercher un joueur étranger », précise-t-il. C’est dans cette optique que deux joueurs de l’ASAC  Concorde, un  du FC Nouadhibou et un autre de la sélection U20 ont été notés par les recruteurs sans être retenus pour des tests.

 De gros moyens ont  été mis en œuvre par la FFRIM pour la réception des recruteurs totalement pris en charge. « Une bonne initiative de la FFRIM, un effort considérable consenti et ça commence à porter ses fruits,  avec un début de retour sur investissement. Ça doit nous motiver à renouveler ce genre d’opérations. La Mauritanie a été cochée dans leur agenda. Des retours positifs. Ils reviendront en Mauritanie, c’est une évidence. Certains même sans attendre une nouvelle invitation de la FFRIM.C’est ça le but : qu’ils viennent voir ce que nous faisons, qu’ils apprécient, qu’ils reviennent et que la collaboration se mette en place », se réjouit Oumar N’Diaye. « De l’extérieur, les gens ne le voient pas, tout ça a un coût. Mais c’est ce qu’il faut faire pour promouvoir notre football », conclut-il.

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