La polémique ne cesse d’enfler depuis que la presse s’est emparée de l’évocation déposée par l’ASC Garde à l’encontre de Cheikh El Wely Yacine, joueur du FC Nouadhibou pour fraude supposée. Suscitant un vif débat frôlant dans bien des cas une lutte à mort, ce contentieux  semble prendre une autre tournure qui ne grandit pas les  protagonistes du football mauritanien.

Force est de reconnaître tout de même que la montagne pourrait bien accoucher d’une toute petite souris. Des documents en possession de RimSport.net démontrent aisément la nationalité mauritanienne des parents de Cheikh El Wely ,en l’occurrence les copies des cartes d’identité et le passeport de son père, Monsieur El Wely Mouloud Cheikh El Wely et de sa mère, Madame Fatimetou Aheimed Mattallah, qui ne saurait se prévaloir pour le moment d’une autre nationalité que celle de ses géniteurs. Ces documents( exclusivité RimSport.net) mettent à nu la thèse créditant de la nationalité saharaouie de Cheikh Elwely en dépit du surnom qui lui est « accolé » dans la capitale économique. Celui-ci est du au fait de ses fréquents séjours au Sahara. Il ne faut pas perdre de vue que la proximité frontalière favorise une solidarité agissante et un brassage culturel. Mais aussi des liens féconds entre les populations de part et d’autre des zones frontalières.

Cependant, la situation dans laquelle se trouve Cheikh ElWely est similaire à celle d’une vingtaine de joueurs, tous mauritaniens convoqués à différents stages des équipes nationales toutes catégories confondues mais ne pouvant effectuer les déplacements à l’étranger, en raison des blocages ou des lenteurs au sein de l’ANRPTS.

L’enrôlement biométrique (salutaire et bénéfique à bien des égards) qui dépendait jusqu’à la semaine dernière des humeurs de l’ADG de l’ANRPTS a occasionné au fil des ans des drames à l’échelle nationale. Des situations des plus invraisemblables sont enregistrées quotidiennement au sein des centres d’accueil. Des parents enrôlés et des fils refusés, des frères enrôlées et leurs sœurs rejetés, des maris enrôlés et des épouses rejetées, malgré la présentation des documents demandés et certifiés.

Quoi qu’il en soit, malgré le battage médiatique, la montagne pourrait bien accoucher d’une toute petite souris.

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