L’Assemblée nationale a adopté, jeudi(17 janvier 2019), au cours d’une séance plénière sous la présidence de son président M. Cheikh Ould Baya, le projet de loi portant sur la convention internationale contre le dopage dans le sport.

 Cette convention qui comporte 43 articles aide à assurer l’efficacité du Code mondial antidopage dans le domaine du sport.

 Ces articles clarifient les objectifs de la convention, les mesures prises au niveau national pour lutter contre les produits dopants, la coopération internationale de lutte contre ce phénomène et l’engagement des États parties dans la mise en œuvre du programme de formation et de sensibilisation sur les nuisances de ces substances sur les valeurs sportives et leurs conséquences sur la santé, ainsi que l’approfondissement de la recherche en matière de prévention et des moyens de dépistage et les mécanismes de contrôle de la mise en œuvre de cette convention.

 A cette occasion, la ministre de la Jeunesse et des sports, Mme Djindah Mohamed El Moustapha Bal, a présenté devant les députés un exposé relatif à ce projet de loi, soulignant qu’il s’inscrit dans un contexte marqué par l’émergence d’une économie florissante adossée au sport, par la professionnalisation accrue du sport et son corollaire de contrats fructueux, la recherche effrénée des performances sportives et le rayonnement et le prestige qu’en tirent les pays et les sportifs eux-mêmes.

 Elle a indiqué que le succès fulgurant du sport de haut niveau pose un défi majeur à la communauté internationale du fait du recours des sportifs, des équipes et même des fédérations à des pratiques illégales, illicites et dangereuses contraires à l’éthique et à l’esprit sportif.

 Elle a ajouté que c’est la raison qui a conduit l’Unesco en collaboration avec les fédérations sportives internationales et le conseil international olympique à mettre en place la convention internationale contre le dopage dans le sport comme instrument de prévention et de lutte contre le dopage.

 Dans ce contexte, elle a rappelé que notre pays est devenu membre de l’Agence mondiale antidopage et qu’il s’acquitte régulièrement de ses contributions statutaires.

 Elle a également indiqué que la Mauritanie a mis en place en 2015 une structure chargée de l’élaboration des mécanismes de lutte contre le dopage en milieu sportif.

 Elle a souligné que l’adoption de cette convention par notre pays va lui permettre de bénéficier de l’appui technique et financier alloué par l’agence mondiale antidopage et par l’organisation africaine de lutte contre le dopage et de respecter la réglementation sportive internationale compte tenu de nos avancées dans le domaine.

 La ministre de la jeunesse et sports a souligné l’importance de la ratification de cette convention eu égard à l’engagement pris par notre pays d’abriter les phases finales de la coupe d’Afrique des nations U-23 en 2021.

 Les députés ont loué dans leurs interventions cette convention en insistant sur la nécessité d’associer les oulémas et les leaders d’opinion dans les campagnes de sensibilisation sur les dangers des produits dopants.

Source : AMI